Un millier de fois 2 [2023]

 


Á celui qu'on évite


*

Dire je t’aime au réveil, et je t’aime au coucher

Des je t’aime endormis, un je t’aime sans bruit

L’aurore scintille d’aimer et l’aube d’aimer encore

 

Loin du dernier rivage, je te dirai je t’aime

Je te dirai je t’aime, je t’aimerai chaque matin

Pour lire dans tes pensées, je te dirai je t’aime

Un je t’aime sans peur. Tes je t’aime supérieurs

Resteront souverains, absolus, despotiques

 

Plusieurs je t’aime pressés entre souffles bouillants

Je t’aime éternellement et je t’aime en rampant

Des je t’aime en marchant, des je t’aime essoufflés

Des je t’aime épanouis, des je t’aime achevés

Une pincée de je t’aime dans la marmite du temps

Un je t’aime au passage si tu quittes des lustres

 

Un je t’aime sur tes joues saupoudrées à la hâte

Je penserai les je t’aime, je les penserai maintenant

Tu auras disparu, je t’aime entre ces lignes

Un je t’aime étouffé, un je t’aime à l’arrache

Un je t’aime en chantant, dans un karaoké

Des je t’aime dans le cou qui glisseront avec nous

Un je t’aime qui dévale, un je t’aime à la course

Une explosion furtive de je t’aime extatiques

Sans arrêt des je t’aime, toujours plus fort qu’avant

Je t’aime à l’extension du domaine de l’amour

 

Je t’aime à cœur ouvert, et je t’aime sans sursis

Je t’aime spécialement, je t’aime à l’infarctus

En silence, je t’aime. Nous restons assoupis

Un je t’aime en secret. Nous restons engourdis

 

Des je t’aime qui s’enchaînent, des je t’aime sans attente

Je t’aime souvent beaucoup, je t’aime énormément

Indestructibles je t’aime dans une allée paisible

Inattendu je t’aime devant la fin des cieux

L’horizon te dessine des je t’aime en dansant

Le soleil et les astres entendront mes je t’aime

Ils résonneront longtemps

 

Chaque gramme de montagne poussé par ces je t’aime

Des je t’aime feront taire les soupirs excédés

Les je t’aime sortiront des épis de blé jaunes

Des je t’aime en bouée pour traverser les mers

Je t’aime en hiéroglyphes, je t’aime nonchalamment

Je t’aime en dialectes et dans les langues vivantes

Je t’aime comme un enfant privé de ses parents

Les je t’aime innocents pour une friandise

Les je t’aime du plaisir, les je t’aime du désir

Ce je t’aime en mourant, dans ce dernier soupir

Depuis le couloir blanc avant la dernière porte

Voir l’ultime je t’aime

 

Un je t’aime de côté, un je t’aime envoyé

Crier je t’aime partout, en perdre son haleine

T’écrire mille fois je t’aime, les presser contre toi

Je t’aime les yeux fermés, je t’aime abandonné

Une cascade de je t’aime dressée contre un rocher

Je t’aime sur le pont d’un navire illusion

Ces je t’aime tremblotants, dans le creux de l’hiver

Écloront en avril, bourgeons prématurés

 

Des pétales de je t’aime qui poussent en distraction

Je t’aime venu d’ailleurs, d’un univers obscur

Pourchassé de je t’aime dans un roman funeste

Des je t’aime en mouvement à la vitesse du son

Des je t’aime déposés sur une vie monotone

Recompter ces je t’aime pour les emprisonner

 

Certains je t’aime fuiront. Ils seront pardonnés

Les je t’aime quatre saisons, reflets insubmersibles

Dans chaque étourdissement, des je t’aime entassés

À chaque nouvelle lune, des je t’aime du vivant

Je t’aime roule tendrement vers des joies immédiates

Des je t’aime qui adorent, des je t’aime passionnants

Je t’aime à l’horizon, je t’aime en projection

Dans ce marc de café, un je t’aime esquissé

Une seconde suffit au millier de je t’aime

Une seconde réunit nos je t’aime bannis

 

Je t’aime au nom du Père. Je t’aime au nom de Dieu

Je t’aime de l’Au-delà quand je serai très vieux

Je t’aime, je t’aime, je t’aime, pour les continuer

Au sommet d’un je t’aime, les lettres de ton prénom

Sous ce nouveau je t’aime, un je t’aime qui attend

Je t’aime sans carburant, je t’aime élégamment

Je t’aime électriquement sans aucune résistance

Ajoutons ce je t’aime, il s’est déjà enfui

Un rictus malicieux

 

Je t’aime sans négation, je t’aime évidemment

Ce je t’aime réservé. Je t’aime adolescent

Un je t’aime sur le mur, sous les yeux des passants

J’irai clamer je t’aime sur le marché, dimanche

Entre fruits et légumes, les voix des négociants

Je t’aime si souvent, et sans explication

Cherchant la moindre trace des je t’aime paumés

Des je t’aime à crédit, des je t’aime en poèmes

Des je t’aime suspendus, je t’aime d’abnégation

Immobile et discret quand le je t’aime passait

Je t’aime droit vers les dieux, des je t’aime silencieux

Des feuilles saturées de je t’aime ratés

Des je t’aime griffonnés, des esquisses de je t’aime

Tracés diagonalement, en marge des événements

Il en reste quelques-uns sous un je t’aime patient

Au milieu un je t’aime, et à droite un je t’aime

Un je t’aime à ma gauche tirant sur mon gilet

 

Piquer sur ce j.e.t.a.i.m.e, acharnement de je t’aime

Politiquement je t’aime ; des je t’aime sans frontières

Des je t’aime sans barrières ; je t’aime courant le monde

Dans une valise en paille, des je t’aime en réserve

Un je t’aime se prépare au détour du hasard

Des je t’aime sans pause qui te disent : « Je t’aime ! »

Inventer des je t’aime sans considération

Et ces je t’aime heureux remplis de certitudes

Je t’aime aussi pour deux

Quand tu ne pourras plus

 

La Vérité trouvée dans ce je t’aime volé

Dans le fond des pensées, un je t’aime embrasé

Panoplie de je t’aime rangés dans une armoire

Je t’aime petitement et je t’aime par l’immense

Un je t’aime prétentieux au gros cou rebondi

Des je t’aime qui remontent les rivières asséchées

Je t’aime imperturbable, et je t’aime doucereux

Sans interruption, des je t’aime continus

Tu envoies des je t’aime sans prononcer un mot

Intraçable je t’aime, doué d’ubiquité

 

Ce je t’aime impatient qui se ronge les ongles

Ce je t’aime enivrant que tu as lancé ce soir

Confortablement dans tes je t’aime cotonneux

Un je t’aime oublié dans ce bahut gris clair

Un je t’aime partagé uniquement pour charmer

Faire sonner des je t’aime dans toutes les poésies

Étaler des je t’aime, mettre des je t’aime partout

Oublier ce je t’aime pour le laisser en paix

 

Reposer en je t’aime dans cette pérennité

Je t’aime après l’amour, je t’aime pendant le jour

Je t’aime au fond d’un gouffre. Saigner sur un je t’aime

Un je t’aime me traverse et perfore mes entrailles

Maintenant mes je t’aime patienteront ta rencontre

Qui restera fantasme

 

Des je t’aime qui respirent, des je t’aime onctueux

Encastrer un je t’aime, un je t’aime aiguisé

Affuter ce je t’aime pour te couper en deux

Je t’aime, la foi du monde

 

Il était une fois tous les je t’aime contés

Une fable de je t’aime

 

Je t’aime même au passé

Quand tout sera terminé

Je t’aime dans un futur, je t’aime impératif

Un océan trempé de je t’aime inondés

Des je t’aime à pleurer. Je t’aime sans allusion

Grandir sur tes je t’aime

 

Des je t’aime sur les ondes, sortis de chaque antenne

Allonger mes je t’aime en arrêtant mon souffle

Accrocher sur mon corps des je t’aime dessinés

Affirmer ce je t’aime, l’entendre résonner

Ronronnements de je t’aime, je t’aime dans un bocal

Tu l’ouvres délicatement, tu y restes accrochée

Je t’aime allégrement et même en suppression

Emmêler ce je t’aime pour dérouler ses nœuds

Un je t’aime paresseux en baillant, fainéant

Insomnie enchantée de je t’aime en jouant

Je t’aime en Colombie, je t’aime vers le Sud

Je t’aime en Estonie et je t’aime vers le Nord

Dans les sentiers boisés, voir défiler je t’aime

Je t’aime au décollage et avant d’atterrir

En décalage horaire

 

Je t’aime immodéré, je t’aime ressuscité

Dans le sable, des je t’aime repoussés par la mer

Dans le creux de nos vagues, des je t’aime muets

Le mirage d’un je t’aime à travers les reflets

D’un miroir fissuré

 

Je t’aime le soir tombant quand les étoiles arrivent

Les je t’aime immuables, dans la même direction

Après vous, ce je t’aime, je t’aime juste avant moi

Je t’aime microscopique, je t’aime herculéen

Ce je t’aime qui soulève les secrets intérieurs

Ce je t’aime dans les champs qui perdait son chemin

Des je t’aime adoptés, proches de tes je t’aime

Voici encore je t’aime frôlant la permission

Je t’aime sans négative, je t’aime affirmatif

Je t’aime à la fenêtre de cette banlieue grise

 

Je t’aime aussi la nuit quand les ombres noircissent

Je t’aime tout au pluriel, ahuri de je t’aime

Un je t’aime aérien touchera les nuages

Je voyage en je t’aime sur une mappemonde ovale

Baigner dans les je t’aime et les voir déborder

Visiter tes je t’aime sur l’herbe découpée

Je t’aime sous le manteau, les montrer à l’instant

 

Retarder ce je t’aime pour mieux le façonner

Un je t’aime très brillant, un je t’aime permanent

Cumuler tes je t’aime, les monopoliser

Enregistrer je t’aime sur une bande magnétique

Rembobiner la bande grésillant de je t’aime

Des je t’aime stéréo, des je t’aime en mono

Des je t’aime en fumant à la froide terrasse

Quelques ivres je t’aime. Des je t’aime inaudibles

Qui se perdent dans le noir de la chute du jour

 

Au petit jour très bleu, des je t’aime solitaires

Des je t’aime radieux, je t’aime flottant dans l’air

Descendre dans ce monde perché sur tes je t’aime

Ce je t’aime traduit en milliers de phonèmes

Parler parfaitement la langue des je t’aime

Je t’aime en calligramme, hachuré sur les flancs

Capturer les rayons des je t’aime figés

Caresser ce je t’aime à travers mes doigts blancs

Ce je t’aime épuisant, des je t’aime d’enfant

Déballage frénétique d’un je t’aime apaisant

 

Un je t’aime qui joue avec mon innocence

Je t’aime en visionnant, je t’aime avec les mains

Je t’aime par la saveur, je t’aime dans une berceuse

Je fréquente tes je t’aime, je peux même les toucher

Tu as gravé je t’aime dans le fond de mon âme

Des je t’aime qui grondent quand ils démarrent à deux

Inviter un je t’aime dans chaque conversation

Je t’aime en m’inclinant

La fin du monolithe

 

Qui serait encore digne de tes je t’aime lents ?

Je t’aime sans sourciller. Je t’aime bon an mal an

Jongler avec je t’aime de l’automne au printemps

Je t’aime en cinéphile dans chaque apparition

Je t’aime sous tous les plans, et je t’aime hors du champ

Ce je t’aime cadré, je t’aime qui ferme au blanc

Ce je t’aime renversant, lire je t’aime en dormant

Une digue de je t’aime pour arrêter l’ennui

Quel je t’aime te manque-t-il ? Quel je t’aime pour   

     [finir ?

Des je t’aime se baladent, ils se tiennent la main

J’ai appris ce je t’aime dans les bras de Morphée

Trouver je t’aime inscrit sur la table du diner

Un je t’aime qui veille, un je t’aime qui soigne

Ce je t’aime à la traine d’un amour indécis

Tricoter des je t’aime pour une écharpe en lin

Tu façonnes les je t’aime avec délicatesse

Tu les enfermeras dans la prospérité

 

Une famille de je t’aime, parfaitement mérités

Descendance de je t’aime. Avec nous, nos je t’aime

Je t’aime sérieusement, je t’aime avidement

Je t’aime très vivement, je t’aime courageusement

Des je t’aime pour garnir nos fortifications

M’enduire de tes je t’aime, regagner mes vingt ans

Ce je t’aime miaulant

Je t’aime à bout portant

 

Je t’aime convalescent sous un brasier cuisant

Je t’aime sous la folie gobant mon Temesta

Opposer des je t’aime à cette obscurité

Soulever les je t’aime en acier trempé

Je t’aime dans la neige avec les pieds gelés

Un je t’aime tout blanc, brouillard paralysé

Je t’aime dans un fourneau si mes os sont brulés

Des je t’aime fondus échappant à mes doigts

Un je t’aime en privé qui sera protégé

Un je t’aime exclusif, un je t’aime absolu

Si tu aimes mes je t’aime, si tu veux mes je t’aime

Un je t’aime aviné, un je t’aime imbibé

De tes promesses vieillies, des engagements flétris

 

Je te lègue mes je t’aime, prends-en soin très longtemps

Je t’aime rigoureusement, construire un théorème

Je t’aime sur l’infini divisé par zéro

Je t’aime sur un je t’aime ; un je t’aime sur je t’aime

Je t’aime même au carré. Je t’aime mansardé

Démontrer les je t’aime dans l’espace vectoriel

 

Perspective inconnue de je t’aime qui gravitent

Un je t’aime hébergé dans la chambre d’amis

Je t’aime à profusion, je t’aime en confusion

Tomber inanimé, foudroyé de je t’aime

Un je t’aime et je tombe, je tombe sur tes je t’aime

Ce je t’aime m’a sauvé, je t’aime de mon côté

Je t’aime, je t’aime, je t’aime ; je peux les répéter

 

Je t’aime même sans lutter, et j’ai déjà filé

Une averse de je t’aime

Avant-midi je t’aime

 

Distribuer je t’aime sous les ponts en métal

Distraitement je t’aime, je t’aime abstraitement

Je t’aime aussi absent, je t’aime aussi pourtant

Énoncer des je t’aime, chapelet du commencement

Je t’aime en premier lieu ; respirer tes je t’aime

Point de je t’aime sans filtre, point de je t’aime sans être

Accompagner je t’aime jusqu’au dernier frisson

Un je t’aime aveuglé par une passion naissante

Je t’aime accentué, je t’aime martelé

 

Raffoler des je t’aime que tu m’as insufflé

Un je t’aime poussiéreux, un je t’aime amoureux

Un bouquet de je t’aime pour la Saint-Valentin

Citer mille fois je t’aime sans reprendre soupir

Un je t’aime qui rougit lorsqu’il accède à toi

Annoncer ce je t’aime par légions de je t’aime

Je t’aime merveilleux, je t’aime étourdissant

Chaque je t’aime ravi, chaque je t’aime bienveillant

Ajouter un espace pour un je t’aime certain

Des je t’aime affolés, des je t’aime impatients

Je vois poindre un je t’aime sur le bout de ton nez

Ce je t’aime sur un pied

Ses bras sont élancés

 

Je t’aime accompagné de tes Amis ailés

Projeter les je t’aime, allongé sur tes hanches

Je salue ce je t’aime, ses traits sont délicieux

Assembler nos je t’aime, fusionner nos pensées

Assembler nos pensées, fusionner nos je t’aime

Unir nos unités dans un je t’aime fougueux

Je t’aime endiablé, des je t’aime turbulents

 

Des je t’aime bouillonnants, un je t’aime en allemand

M’abonner aux je t’aime quotidiennement

Déballer des je t’aime, les partager à deux

Se goinfrer d’une poignée de je t’aime succulents

Je t’aime absolument comme aime une maman

Je confirme un je t’aime dans cet endroit bruyant

Ce je t’aime lambine, il veut rentrer sagement

Je t’aime au bout du fil quand tu as raccroché

J’attendrai que tu partes pour t’envoyer je t’aime

Je t’aime embarrassé, je t’aime un peu soucieux

 

Semer quelques je t’aime, les entendre pousser

Héberger tes je t’aime dans un pays secret

Je t’aime aussi blotti contre ton ventre mou

Ciseler ce je t’aime, raffiner sa lumière

Confectionner je t’aime, un dessin minutieux

Des je t’aime consignés à l’abri des regards

Je les ai vus défiler, les je t’aime invisibles

Je les ai vus m’entrainer, ces je t’aime séduisants

S’enivrer de je t’aime

Et sans modération

 

On fêtera ce je t’aime dans un château doré

Un je t’aime distingué, un je t’aime monarchique

Ce je t’aime fastueux, ce je t’aime remarquable

Je t’aime édulcoré, je t’aime apprivoisé

Je t’aime aléatoire, je t’aime coup de poker

Et d’un je t’aime à l’autre, un je t’aime chaleureux

Croquer dans un je t’aime, en savourer l’extrait

Des je t’aime dupliqués éblouissent nos sens

 

Je t’aime imaginé aux senteurs parfumées

Ce je t’aime frémit de t’avoir rencontrée

Déployer les je t’aime, les rouler à tes pieds

Aucun je t’aime perdu, je t’aime dans un vertige

Déplier un j e t’a i m e, l’étendre à l’Apogée

Un je t’aime enchainé à ton sourire astral

Ce je t’aime consacré à toutes tes volontés

Je t’aime dans un délire, je t’aime à la potence

Souffler sur ce je t’aime, à nos destins manqués

Je t’aime à l’aventure, je t’aime à la fortune

Bégayer un je t’aime sans le détériorer

Des je t’aime sans contour, des je t’aime sans enceinte

Résister en je t’aime dans le maquis rétif

Des je t’aime bienvenus accueillis en je t’aime

 

J’ai conçu ces je t’aime en y mettant ma peau

Passionner ces brûlures de tes je t’aime bouillants

Une armée de je t’aime pour servir tes principes

Un je t’aime dissipé, un je t’aime absorbé

Merci pour l’ambitieux, pour le glorieux je t’aime

Je t’aime flamboyant et dans une féérie

Croisement de je t’aime au carrefour de nos vies

Des je t’aime attachés aux souvenirs encerclés

Je t’aime, je t’aime, je t’aime, j’y suis subordonné

 

Je t’aime dans ce livret, un je t’aime dans la marge

Poussons quelques je t’aime à se laisser aimer

Je t’aime fantastique, je t’aime à m’empiffrer

Je t’aime comme un classique pour la postérité

Un je t’aime mystique, un je t’aime fabuleux

Un je t’aime en or fin passé autour du doigt

Plusieurs générations de je t’aime porteront

Ton nom et puis le mien

 

Te léguer mes je t’aime au-dessus d’un volcan

Je t’aime sans parachute dans une descente sans fin

Exister en je t’aime

 

C’est un flot de je t’aime dans un je t’aime grondant

Un je t’aime qui repart, seul, sur le quai d’une gare

Agripper tes je t’aime pour m’en faire prisonnier

Assiégé de je t’aime dans une tour en feu

Je t’aime et tous ses droits, je t’aime impose ses lois

Te confier mes je t’aime, ces je t’aime envolés

Dormir sous tes je t’aime, ces je t’aime empruntés

Un je t’aime émouvant, un je t’aime à treize ans

 

Des je t’aime imprimés sur la forêt qui brûle

Je t’aime halluciné, je t’aime sous LSD

Se frayer un je t’aime dans ton identité

Gueuler quelques je t’aime à toute l’humanité

Dans les orages je t’aime, et sous la pluie battante

Je t’aime en arc-en-ciel, je t’aime sous une chandelle

Je t’aime en février

 

Un je t’aime consolé, un je t’aime défendu

Découper des j/e/t/a/i/m/e en lettres aiguisées

Je t’aime éparpillés, je t’aime disséminés

Des je t’aime concassés et des je t’aime en poudre

Une nappe de je t’aime pour couvrir notre plan

 

Je t’aime en 93’, sous les reflets du phare

 

Je t’aime dans un chalet au centre des abysses

Rester dans ce je t’aime. Ce je t’aime ralentit

Des je t’aime sont bleus et des je t’aime sont verts

Un tintement léger de je t’aime dans la brousse

Je t’aime propitiatoire, un écrin de velours

Le calice du je t’aime, à la lie, dans mes veines

Des je t’aime étalés avec ce porte-plume

Adresser ce je t’aime à notre évocation

Des je t’aime avérés, des je t’aime admirés

 

Ce je t’aime apposé aux dernières louanges

Contempler les je t’aime dans une douce amitié

Coller quelques je t’aime sur l’enveloppe du passé

Glisser ce je t’aime aigre sous ton imper opaque

Un beau je t’aime ardent, confiant ce flambeau

Inciter un je t’aime, je t’aime ironisé

 

Fou de tes je t’aime froids, de tes je t’aime en croix

Un je t’aime immobile dans un je t’aime lent

Ce je t’aime conclu dans le cœur des ténèbres

Planer sur ce je t’aime, morceau d’éternité

Des je t’aime rassemblés en je t’aime enchantés

Je t’aime collectionnés, je t’aime ébouriffés

Ce je t’aime invariable, ce je t’aime décliné

Le silence éternel des je t’aime infinis

 

Ce je t’aime est éteint il n’a plus d’énergie

Pour l’incompréhensible, je t’aime à la dérive

Et d’une rive à l’autre, je t’aime dans une lueur

Je t’aime par magie. Un je t’aime langoureux

Conjuguer les je t’aime au subjonctif passé

Dépendre de tes je t’aime ; je t’aime à l’unisson

Expédier des je t’aime dans les plus brefs délais

Je t’aime ensorcelé, un tricot de laine noire

Je t’aime illuminé, une étoffe en brasier

Bronzer sous la clarté d’un je t’aime lumineux

Une galaxie sans fin de je t’aime révolus

Je t’aime parfois souvent, je t’aime indéfini

Ce je t’aime en fantôme sous un grand drap gris-noir

Je t’aime bouleversé, ici, et sans accès

Remuer des je t’aime, les laisser macérer

Dupliquer ce je t’aime ; je t’aime, je t’aime longuement

 

Un je t’aime me dévore par la plante du pied

Asséner des je t’aime à l’immortalité

Des je t’aime nécessaires, des je t’aime de lumière

Publier un je t’aime dans tous les quotidiens

Propager les je t’aime sur tous les continents

Je t’aime à la maison, je t’aime comme d’habitude

Plénitude de je t’aime suivant une euphorie

 

Un je t’aime sensuel, des je t’aime à friction

Recevoir tes je t’aime d’une autre dimension

Compression de je t’aime ; je t’aime en parchemin

Six syllabes de je t’aime pour un alexandrin

Remettre tes je t’aime dans les mains de demain

Naviguer en je t’aime sur des je t’aime luisants

Des je t’aime florissants, je t’aime phosphorescent

Je t’aime en double aveugle, expérience inédite

Je te rends mes je t’aime, une chanson démodée

 

Tu signeras je t’aime d’un paraphe amoureux

Ce je t’aime est avide, il aime à te garder

S’enquérir de je t’aime pour froisser l’intellect

Je t’aime au goût sucré, je t’aime à la télé

Conception de je t’aime à manufacturer

 

Ce je t’aime est conquis, ce je t’aime est enlevé

Un je t’aime pour combler les vides incertitudes

Emporter tes je t’aime vers l’avenir éternel

Je t’aime photographié dans le sable tropical

Des je t’aime fiévreux dans un lent paysage

Je t’aime intentionné, et je t’aime pratiqué

Souhaiter des je t’aime au verso d’une carte

Dans un élan lyrique, un je t’aime orgueilleux

Calendrier rempli de journées de je t’aime

Louer tous les je t’aime comme on invoque Dieu

 

Ce je t’aime subsiste dans ton invocation

Tes je t’aime généreux, tes je t’aime courageux

Ce je t’aime printanier coule au bord d’un village

Ce je t’aime, un sourire, abonné au présent

Je t’aime en ouragan, je t’aime en tourbillon

Tes je t’aime embellissent

Ce je t’aime amplifié

 

Effectivement, je t’aime par un je t’aime charmant

Promettre je t’aime bientôt, je t’aime au firmament

Je t’aime à l’inconscient, je t’aime à cent pour cent

Raconter nos je t’aime à nos petits-enfants

Goûter chaque je t’aime sur le bout de ta langue

Ce je t’aime jaillit, ce je t’aime étendu

Des je t’aime séquencés, fragments moléculaires

Ce je t’aime console un je t’aime attristé

Dépêcher ce je t’aime sur les rails du bonheur

Submergé de je t’aime, abreuvé de je t’aime

Des je t’aime exclamés dans un tapage nocturne

 

Je t’aime illuminé par ce je t’aime précieux

Des je t’aime périlleux, ce je t’aime ravissant

Frémir sous tes je t’aime, les voir s’agglomérer

Aspirer tes je t’aime et m’étouffer vraiment

Un je t’aime stupéfait de ce je t’aime unique

Vénérer ce déluge de je t’aime indulgents

Je t’aime comminatoires ; impossibles je t’aime

Ce je t’aime papillonne dans une jungle fraiche

Quantité de je t’aime livrés en abondance

Un je t’aime fragile déposé au couteau

 

Je t’aime accidenté et ce je t’aime froissé

Un je t’aime se love dans un fauteuil ouaté

Dissimuler je t’aime derrière l’indiscernable

Je t’aime insaisissable, je t’aime imprononçable

Je t’aime à contresens dans l’inexactitude

Aligner des je t’aime dans l’ordre de l’affection

Des je t’aime complices s’échappent de ta bastille

Je t’aime qui attend une Libération

Je t’aime dégoulinant de peintures pastel

Déposées au rouleau par une main malhabile

Sur un je t’aime soigné en costume-cravate

La couleur d’un je t’aime encore immaculé

Des je t’aime virevoltent sur des arêtes fraiches

Animer ce je t’aime avec parcimonie

 

Je t’aime dans les abimes, je t’aime dans le chaos

 

Chavirer un je t’aime pour le connaitre par cœur

Alunir en je t’aime sur une face cachée

Un je t’aime provisoire, un je t’aime éphémère

Des je t’aime enlacés devant un écran noir

Envahi d’un je t’aime, enseveli dans ses plis

Exploser en je t’aime, qu’on se retrouve en miettes

 

Contourner nos je t’aime pour les amadouer

Je t’aime à la folie, je t’aime passionnément

Je t’aime excessivement, je t’aime imaginaire

Dans ce je t’aime flambe la lumière de tes yeux

Des je t’aime enflammés sortis de ce cratère

Tes éclairs de je t’aime, tes je t’aime en cristal

Ce je t’aime améthyste, ce je t’aime en jade vert

Hanté par tes je t’aime aux échos incertains

Je t’aime en convulsions, je t’aime répétition

Je t’aime au téléphone, et par correspondance

Dans le giron, je t’aime, carapace moelleuse

 

Je t’aime inconvenant, un je t’aime insolent

Je t’aime perpétuellement, des je t’aime réjouissants

Dans le sérieux, je t’aime ; des je t’aime en parure

Des je t’aime en passant et des je t’aime en trombe

Circonvolutions de je t’aime fanatiques

Des je t’aime éclatants traversant les pupilles

Ce je t’aime apparait imprévisiblement

Chérir chaque je t’aime comme ce dernier appel

Un je t’aime déteint sur ce plaid mortuaire

Je t’aime en fou joyeux, je t’aime à la hauteur

D’un emia`t ej à l’envers au je t’aime ponctué

Je t’aime tantôt inerte, je t’aime en être atone

Éparpiller je t’aime, inopiné sursaut

Je t’aime mélancolique dans ce spleen baudelairien

Disperser les je t’aime sur ce matelas souple

Des je t’aime amicaux embrassant tes je t’aime

Je t’aime voluptueux, je t’aime aphrodisiaque

Cette série de je t’aime écrite soigneusement

 

Des je t’aime raffinés au parfum de jasmin

Un je t’aime entêtant, élixir de jouvence

Je t’aime ensorcelé, désorientation

Jongler avec mille je t’aime déséquilibrés

 

Ce je t’aime longeant les portes de l’amour

Des je t’aime persistent, et ces je t’aime signent

Rapprocher nos je t’aime pour un colimaçon

Je t’aime en pamoison, je t’aime disparait

Je t’aime au bord de l’eau, tes cheveux sur mes mains

Ce je t’aime craintif glissé sous un je t’aime

Un exemple de je t’aime pour une leçon

 

Approcher tes je t’aime, panorama criant

Un je t’aime lointain, un je t’aime captif

Des je t’aime déchainés qui échouent avec moi

Ce je t’aime m’entoure, ce je t’aime à rebours

Calculer en je t’aime, convertir en aimant

Je t’aime jubilatoire. Je t’aime, mon exutoire

Je t’aime devant le curé, je t’aime chez le boucher

Paraphraser je t’aime dans un cahier jauni

Je t’aime personnifié, je t’aime par conviction

Aussitôt ce je t’aime surgira du péché

Un je t’aime excellent, un je t’aime éminent

Je t’aime paroxystique, un tremblement de terre

Cultiver les je t’aime qu’on mangera amers

Des je t’aime sous pression, des je t’aime sous la

    [cloche

Un je t’aime certifié dans un journal occulte

 

Je t’aime holographique, je t’aime imitation

Etreindre tes je t’aime, les serrer à les rompre

Révérer tes je t’aime telle une bénédiction

Un je t’aime retiré, en ermite retraité

Définir ce je t’aime par ta perpétuité

Délivrer les je t’aime d’une geôle décatie

Ce je t’aime accompli, ce je t’aime idéal

Attraper tes je t’aime, les emmurer en moi

 

Choyer chaque je t’aime dans un enlacement

Je t’aime sempiternel, je t’aime impérissable

Des je t’aime déployés dans l’antre de ton cœur

Je t’aime multipliés, je t’aime exponentiels

Je t’aime quadrangulaire aux segments indistincts

Circonférence d’un je t’aime en expansion

Je t’aime en la matière et je t’aime à l’esprit

Je t’aime à l’intuition, je t’aime en impulsion

Ce sont tous tes je t’aime qui éloignent mes craintes

Il y a ce je t’aime qui gardera patience

La pureté du je t’aime, cette candeur caressante

 

Je t’aime en communion, je t’aime homologué

Je t’aime endiablé, je t’aime séraphique

Fixer quelques je t’aime aux je t’aime déjà vus

Ce je t’aime garanti à notre destinée

Des je t’aime éternels, et puis, ici, je t’aime

Ce je t’aime insondable, je t’aime en résonance

Hésiter ce je t’aime

 

Je t’aime effervescent, imposture aux douleurs

Un je t’aime nonchalant, je t’aime tergiversant

Je t’aime en reculant, je t’aime en uppercut

Un carnet de je t’aime

Je t’aime de fond en comble

 

Nos je t’aime gribouillés et matérialisés

Pour mimer tes je t’aime, pour les réaliser

Ce je t’aime ingénieux, perpétualité

Quand je chantais passer je t’aime à la machine

Ces je t’aime vagabonds à l’odyssée perdue

Je t’aime déterminé, je t’aime à volonté

Incruster ce je t’aime sur le tronc d’un tilleul

Des je t’aime sculptés dans du marbre de Carrare

Ce je t’aime se balance au je t’aime rougissant

Des je t’aime nébuleux grimpant dans l’évidence

Depuis le premier homme, je t’aime en millénaires

Une fois supplémentaire je t’aime infiniment

 

Des je t’aime en cheville, je t’aime immunisés

Des je t’aime réformés, des je t’aime engagés

Je t’aime vers la furie, je t’aime à la fureur

À force de je t’aime, je t’aime dans le sang

S’habituer aux je t’aime piquants et arrondis

Je t’aime coronarien du ventricule gauche

Pousser quelques je t’aime à l’anévrisme aorte

Je t’aime toujours en trombe, se consumer de je t’aime

Si je t’aime à l’aller, je t’aime aussi au retour

Je t’aime intensivement, je t’aime modestement

 

Psalmodier les je t’aime dans la nef d’une église

Des je t’aime dociles, sensibles et fragiles

Je t’aime sur une madeleine trempée dans la verveine

Parsemer de je t’aime notre jardin caché

 

Je t’aime sur les galets d’une plage niçoise

 

Je t’aime sur un transat, les pieds dans l’océan

Un je t’aime en sureté, un je t’aime scellé

Enfouir tous nos je t’aime dans la malle du grenier

Les je t’aime apaisés, les je t’aime assurés

Garder ce je t’aime frais loin des acidités

Je t’aime languissant, je t’aime impitoyable

Des je t’aime impassibles font rouler nos envies

Je t’aime fidélité, je t’aime crédulité

Décidément, je t’aime

 

Je t’aime éternisé devant le Pont des Anges

 

Ce je t’aime prolongé, ce je t’aime à crever

Confire plusieurs je t’aime dans le four des amants

Je t’aime au paradis, je t’aime au purgatoire

Étaler ce j-e-t-a-i-m-e, abreuver son ardeur

Ce je t’aime englouti par un typhon de zèle

Je t’aime à l’épuisement, je t’aime en m’évadant

Incliner un je t’aime à travers le soleil

 

Murmurer ce je t’aime aux oreilles du présent

Je t’aime sur le gazon d’une plaine de jeux d’enfants

Je t’aime positivement, je t’aime amicalement

Applaudir en je t’aime l’arrivée de ta voix

Un je t’aime pentélique, monument translucide

Tes je t’aime, une aubaine, inexploré dessein

Je t’aime à l’aquarelle sur une toile en lin

 

Explorer tes je t’aime aux confins de tes lèvres

Fiancer nos je t’aime aux je t’aime oubliés

Ce je t’aime est sincère, ce je t’aime rebondit

Je t’aime nécessiteux tendant un gobelet vide

Je t’aime retentissant, je t’aime assourdissant

Un bouillon de je t’aime pour tarir une migraine

 

Ces je t’aime étouffants se sont vite épuisés

Je t’aime méthodiquement, je t’aime cartésiennement

Cette suite de je t’aime, itération fidèle

Pour ce je t’aime privé des matinées gris-bleu

Je t’aime dans le cadran d’une horloge enrayée

Ce je t’aime contingent qui expire en je t’aime

 

Jeudi soir, arracher un je t’aime dans un livre

Renverser des je t’aime dans un chaudron d’ivresse

Ce je t’aime ex-voto, demoiselle à marier

Je t’aime en dévotion ; je t’aime, superstition

Je t’aime en expression, je t’aime en construction

Agiter nos je t’aime dans le vase de la chance

Je t’aime à bout de patience, je t’aime en plein

 [vacarme

Je t’aime sur le divan entre les deux coussins

Je t’aime sans protester, je t’aime sans attaquer

Demander tes je t’aime au sommet de l’Everest

Relier les je t’aime en anonymes tendresses

En marchant rapidement, je t’aime sans concession

Je t’aime en migration pour un envol très long

 

Un je t’aime transi dans un zéphyr hostile

Un je t’aime à son comble rempli de sorcelleries

Alchimie de je t’aime pour une conjuration

Je t’aime au sourire rouge, je t’aime en robe noire

Je t’aime en tête-à-tête, je t’aime à pas de loup

Un je t’aime juvénile, un je t’aime sous une tuile

Je t’aime au vu de tous, et sans la moindre gêne

 

Arpenter ce je t’aime au grappin des je t’aime

Et dans un sommeil lourd, embrasser ce je t’aime

Fléchir sous tes je t’aime, chanceler sous les preuves

Je t’aime à l’offensive, cette lutte de je t’aime

Hériter des je t’aime laissés en suspension

Persister en je t’aime, je t’aime à la bougie

Je t’aime en somnolant et je t’aime en prière

Un je t’aime complaisant, je t’aime en zigzaguant

Maintenir nos je t’aime dans une convulsion

Je t’aime palpitations, des spasmes de je t’aime

Je t’aime ébullition, ce je t’aime affranchi

Dévorer tes je t’aime avec dextérité

Gambiller en je t’aime sur les remous glacés

 

Ondoiement de je t’aime sur ces bâtons rompus

Je t’aime dans ce couloir à côté du cellier

Déclarer ce je t’aime jusqu’à la loyauté

Naturellement je t’aime, je t’aime sensiblement

Figer les je t’aime au bord d’un ruisseau raidi

Ce je t’aime composite à l’entrée d’une sacoche

Ce je t’aime encadré illumine notre alcôve

 

Imprimer ces je t’aime sur ce papier gracile

Fondre en je t’aime galants sur ton épaule amène

Je t’aime inexorable, je t’aime consubstantiel

Des je t’aime démontrés, des je t’aime véritables

Inventer des je t’aime sur une voie clair-obscur

Délaisser ce je t’aime sur une île déserte

Je t’aime dans la pénombre, je t’aime sous les

            [décombres

 

Bénir ces je t’aime chastes dans l’heureux sacrement

Je t’aime vénération, je t’aime exubérance

Des je t’aime luxuriants, des je t’aime imminents

Sentir chaque je t’aime hâtivement démoniaque

 

Je t’aime accéléré, ce je t’aime bonifiant

Réchauffer nos je t’aime au coin d’un feu ouvert

Rallumer ce je t’aime dans une étreinte agile

Un je t’aime chatoyant, un je t’aime étincelant

Connecter nos je t’aime aux supraconducteurs

Déjeuner en je t’aime sur le toit des délices

Je t’aime au septième ciel, je t’aime éblouissant

Des je t’aime fascinés devant cet écran bleu

Inviter tes je t’aime aux boulevards gigantesques

 

Un je t’aime en mariage, un je t’aime en ménage

Je t’aime incalculables. Je t’aime en vibration

Dans ce je t’aime profond, un je t’aime délicat

Je t’aime interminables, je t’aime aliénation

Léguer ces mille je t’aime aux hallucinations

Je t’aime en obsession, je t’aime en dérision

 

Te prêter un je t’aime dans ce coffret en bois

Souligner ce je t’aime d’un trait luminescent

Précéder ce je t’aime d’un je t’aime transparent

Nos je t’aime vieilliront dans ce logis gracieux

Des je t’aime attirants, des je t’aime attrayants

Pointer sur ce je t’aime une objectivité

Je t’aime en prophétie, je t’aime en prédiction

 

Appliquer ce je t’aime sur les blessures ouvertes

 

Un je t’aime libertin aux accents élastiques

Des je t’aime en fourrure sur des bottes en cuir

En fanfare je t’aime, je t’aime déguisé

Au bloc opératoire, je t’aime aussi masqué

 

Dans ce train vers nulle part, je t’aime au désespoir

Mériter tes je t’aime dans la sublimation

Je t’aime à la campagne sur ce grand lit de fleurs

Un ultimatum sourd de je t’aime éruptifs

Pour délier les jours des je t’aime les plus ternes

Absolution de sombres je t’aime dans une messe

Prier les je t’aime sages vers une transcendance

Un je t’aime voilé, un je t’aime derviche

Ces je t’aime bouleversants, ces je t’aime invincibles

Brancher à ce je t’aime un je t’aime en HD

Avaler un je t’aime, en perdre la nature

 

Je t’aime exactitude, je t’aime rationnellement

Je t’aime sur la bordure d’un verger immortel

Chuchoter des je t’aime aux courbes de l’été

Des je t’aime entourés de je t’aime agréables

Flotter sur ce je t’aime, détonation lascive

 

Je t’aime incandescent, je t’aime pour le moment

Dériver en je t’aime sur ces nappes passives

Je t’aime immunisé contre les abandons

Accentuer je t’aime en électrostatique

Entrevoir ce je t’aime dans une fuite en avant

Succession de je t’aime pour l’évanouissement

Je t’aime expatrié, je t’aime à l’évasion

Des je t’aime en exode vers la Terre promise

Des je t’aime en chaloupe sur une agitation

 

Nos je t’aime célestes sans précipitation

Je t’aime pour pardonner, je t’aime pour effacer

Des je t’aime en sourdine derrière un isoloir

Je t’aime, écorchement, je t’aime en déchirement

Mon imagination envoie des je t’aime purs

Tes augustes je t’aime déposés en retard

Archiver ce je t’aime dans une chambre forte

Il pleut des je t’aime ronds sur dix années ruinées

 

Cet éden de je t’aime, enclos auréolé

Rétrécir ce je t’aime, et l’emporter partout

Je t’aime à chaque coin de rue, même au milieu

Je t’aime les bras levés, respiration coupée

 

Ce je t’aime crescendo, ce je t’aime en vigueur

Se draper tous les deux dans ce je t’aime soyeux

 

Avant-dernier je t’aime pour un temps retrouvé

Je t’aime solitairement, crypte désenchantée

 

Jaloux empire, tes armées invisibles meurent endormies